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La chirurgie plastique de l’abdomen
Les imperfections de résultat 

Le plus souvent, une plastie abdominale correctement indiquée et réalisée rend un réel service aux patient(e)s, avec l'obtention d'un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu. Cependant, il n'est pas rare que des imperfections localisées soient observées, sans qu'elles ne constituent de réelles complications :

- Ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui est parfois un peu trop visible, adhérente, voire asymétrique ou ascensionnée. Cette cicatrice peut, dans certains cas, devenir élargie, épaisse, voire chéloïde.
- L'ombilic peut être imparfaitement extériorisé et avoir perdu un peu de son naturel.
- Enfin, en cas de tension excessive au niveau des berges de la suture, une ascension des poils pubiens peut être observée.

Ces imperfections de résultat sont en règle générale accessibles à un traitement complémentaire : "retouche" chirurgicale réalisée sous anesthésie locale ou anesthésie locale approfondie à partir du 12ème mois post-opératoire.
Les complications

Parmi ces complications envisageables, il faut citer :
-   Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire) bien que globalement assez rares sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l'incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.
La survenue d'un hématome, en fait assez rare, peut justifier une évacuation afin d'éviter une altération secondaire de la qualité esthétique du résultat.
-  La survenue d'
une infection en fait peu fréquente, nécessitera un drainage chirurgical et un traitement antibiotique.
-  Il n'est pas rare d'observer à partir du 8ème jour postopératoire, la survenue d'
un épanchement lié à un écoulement de lymphe et à un suintement de la graisse. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné et il s'assèche en général sans séquelle particulière.
-   Une nécrose cutanée est parfois observée, en règle limitée et localisée. Les nécroses importantes sont en fait exceptionnelles. La prévention de ces nécroses repose sur une indication bien posée et sur la réalisation d'un geste technique adapté et prudent, évitant toute tension excessive au niveau des sutures.
-   Les altérations de la sensibilité de la paroi, notamment une diminution de la sensibilité prédominant dans la région sous-ombilicale peuvent être observées : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 12 mois au décours de l'abdominoplastie.
-  Enfin, on peut observer, notamment, chez les patientes dont la peau est très lésée ou très cicatricielle, des phénomènes de
retard de cicatrisation qui allongent les suites opératoires.





Complications envisageables

Une Plastie Abdominale, bien que réalisée pour des motivations en partie esthétiques, n'en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l'anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne
l'anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l'anesthésie induit dans l'organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d'avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical (salle de réveil, possibilité de réanimation) fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d'immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l'intervention est réalisée en dehors de l'urgence et chez une personne en bonne santé.

En ce qui concerne
le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d'intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. En effet, des complications peuvent survenir au décours d'une plastie abdominale qui constitue la plus lourde des interventions de Chirurgie Plastique et Esthétique.

  
RESULTAT

Il ne peut être jugé qu'à partir d'un an après l'intervention. Il convient en effet d'avoir la patience d'attendre le délai nécessaire à l'atténuation de la cicatrice et de réaliser pendant cette période une bonne surveillance au rythme d'une consultation environ tous les 3 mois pendant 1 an.

En ce qui concerne la cicatrice, il faut savoir que si elle s'estompe bien en général avec le temps, elle ne saurait disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que si c'est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait du (de la) patient(e).

Au-delà de l'amélioration esthétique qui est souvent appréciable, les plasties abdominales apportent en règle générale aux patients une amélioration très nette en ce qui concerne le confort. De plus, cette amélioration fonctionnelle et le mieux-être psychologique aident la patiente ou le patient dans l'ajustement de leur équilibre pondéral.

Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une chirurgie importante et délicate, pour laquelle la qualité de l'indication et la rigueur du geste opératoire ne mettent en aucune manière à l'abri d'un certain nombre d'imperfections, voire de complications.
Types d'anesthésie

L'abdominoplastie nécessite pratiquement toujours une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.


Modalités d'hospitalisation

La durée d'hospitalisation varie de 2 à 7 jours.
Il est banal d'observer dans les suites immédiates une douleur et une sensation de traction exagérée.

Il faut prévoir des pansements pendant une quinzaine de jours après l'intervention. Le port d'une gaine de soutien est conseillé pendant 2 à 4 semaines, jour et nuit. Il faut prévoir un arrêt de travail de 3 semaines.

Vous pourrez sortir, après visite du chirurgien, au 4e jour-5e jour en fonction de votre état de santé.

Le contrôle des pansements en consultation aura lieu entre le 10e et le 15e jour.

Vous serez revu en consultation à six mois, un an, deux ans avec un bilan photographique pour juger du résultat et de l'intérêt d'éventuelles retouches cicatricielles.

La cicatrice est souvent rosée pendant les 2 à 3 premiers mois, puis elle s'estompe, en règle générale après le 3ème mois et ce, progressivement, pendant 1 à 2 ans. Elle ne devra pas être exposée au soleil avant 3 mois.

La pratique d'une activité sportive pourra être reprise progressivement à partir de la 6ème semaine post-opératoire.


Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu'il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

- Le tracé des incisions, qui correspond à celui des futures cicatrices, a déjà été évoqué : il est en fait fonction de la localisation et de la quantité de peau lésée : en pratique, la cicatrice sera d'autant plus grande que la quantité de tissu à retirer est importante.

- La graisse en excès peut être extraite par lipoaspiration et les muscles distendus sont remis en tension.

- Une suture des muscles abdominaux est souvent réalisée.

- L'ombilic est "replacé" dans la position normale grâce à une incision faite dans la peau abaissée.

- En fin d'intervention, un pansement modelant est confectionné.

- La durée de l'intervention varie entre 9O minutes et 3 heures, selon l'importance du travail à accomplir.
Un bilan pré-opératoire est réalisé conformément aux prescriptions.

Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l'intervention.

Aucun médicament contenant de l'Aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l'intervention.

En fonction du type d'anesthésie, on pourra vous demander de rester à jeûn (ne rien manger, ni boire) 6 heures avant l'intervention.
Les disgrâces qui affectent la paroi abdominale sont particulièrement mal ressenties et mal vécues. L'apparition de la lipoaspiration a transformé cette chirurgie. Elle permet en effet de réduire l'importance des interventions et les cicatrices résiduelles.

Dans ce domaine de la paroi abdominale, il n'y a pas une seule technique qui puisse être appliquée à tous les cas. Il convient de bien analyser les lésions et de savoir prendre en compte plusieurs paramètres : état de la peau, importance de la surcharge graisseuse, tonicité des muscles abdominaux, morphologie générale de la patiente ou du patient : on en déduira la stratégie la mieux adaptée à chaque cas.

Schématiquement, en présence d'une demande de correction chirurgicale de la paroi abdominale, deux cas de figures peuvent être observés soit :
- une lipoaspiration abdominale sera envisagée isolément
- avoir recours à une plastie abdominale ou abdominoplastie.
Le but d'une telle intervention est d'enlever la peau la plus abîmée (distendue, cicatricielle ou vergeturée) et de retendre la peau saine périphérique.
On peut y associer dans le même temps le traitement d'une surcharge graisseuse localisée par lipoaspiration et le traitement de lésions des muscles abdominaux sous-jacents (diastasis, hernie).

L'abdominoplastie la plus habituellement réalisée consiste à pratiquer l'ablation d'un large fuseau de peau, correspondant à tout ou partie de la région située entre l'ombilic et le pubis, selon un dessin adapté aux lésions. La peau sus-jacente, saine, située en règle générale au-dessus de l'ombilic, sera redrapée vers le bas, de manière à reconstituer une paroi abdominale avec une peau de bonne qualité. L'ombilic est conservé et replacé en position normale, grâce à une incision faite dans la peau abaissée.

Une telle chirurgie laisse toujours une cicatrice plus ou moins longue et plus ou moins cachée, selon l'importance et la localisation de la peau lésée dont il a fallu réaliser l'ablation.

Le plus souvent, cette cicatrice est située au bord supérieur des poils pubiens et déborde plus ou moins loin dans les plis de l'aine. Elle est de forme ondulée, grossièrement horizontale, cachée au maximum par le slip.
Parfois, il est nécessaire de conserver une cicatrice verticale, branché sur la précédente, en "ancre de marine".

  
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